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Voir les choses en grand, mais patiemment.



Un rêve qui devient réalité


J'ai quitté Paris sur mon vélo il y a deux mois avec pour objectif Athènes. Arrivée en train à Milan, j'ai commencé à pédaler en direction de l'est avec le doux rêve de pouvoir retourner en Inde sur mon deux roues. Découvert il y a presque 3 ans avec mon sac à dos, ce pays a été le point de départ de ce désir de voyage et la concrétisation d'une envie dormant en moi depuis des années.


Les semaines passent et je réalise que l'Inde, que j'ai toujours envie de redécouvrir bien sûr, est surtout un prétexte pour mener à bien cette existence nomade qui semble être faite pour moi :

→ Traverser les frontières en vélo,

→ Prendre des routes inaccessibles aux autos,

→ Déceler la beauté des paysages,

→ Découvrir la richesse intérieure des gens rencontrés dans chaque ville et sur les routes, → Goûter les plats et les saveurs locales,

→ Prendre des doses d'adrénaline provoquées par les dizaines de kilomètres parcourues chaque jour...

... sont tout autant de raisons qui m'amènent à penser que je veux aller plus loin.







La tête dans les nuages et les pieds sur terre

Les galères qui jalonnent le parcours deviennent elles-aussi des cadeaux. Qu'il s'agisse des pannes de vélo ou des aléas de la météo, chaque épreuve surmontée me fait me sentir plus forte et me donne confiance, en moi et en l'avenir. J'ai de moins en moins peur de ce qu'il pourrait arriver de grave et je laisse la vie agir. Admettant que tout arrive pour une raison et que le pire est une façon d'apprécier par la suite le meilleur qui s'offre à moi, à mes sens et a ma compréhension des choses.


J'ai conscience que la route est longue et que ma sécurité ne sera pas toujours assurée mais ne serait-il pas encore plus compromettant de ne pas essayer ? Ne risquerais-je pas de passer à côté de ma vie en n'osant pas traverser ces endroits que l'on dit dangereux ou périlleux ?





Chaque semaine passée dans un pays ou une région finit par me donner un certain confort, je m'habitue aux façons de conduire, à la langue et aux styles de vie. Quand une nouvelle frontière approche je suis excitée de voir comme je vais être bousculée et comment je vais en prendre plein les yeux par des cultures à propos desquelles je n'ai pas la moindre idée.


C'est alors un déferlement d'émotions mêlée à la gratitude infinie que j'ai pour ces gens qui me sourient, avec qui je partage leurs histoires et mon périple, créant un lien infaillible entre nous.



L'instant présent et l'envie d'aller de l'avant

Aujourd'hui je ne suis plus qu'à une cinquantaine de kilomètres d'Athènes, sur le point d'atteindre cette première étape qui, quand je suis partie, me semblait presque chimérique.

J'ai du mal à réaliser que je suis sur le point d'y arriver et j'ai déjà hâte d'être de nouveau dépaysée. Néanmoins, je veux encore savourer ce que ce pays dans lequel je suis, la Grèce, peut encore me faire ressentir.


Le monde est si vaste et nous sommes si petits, je ne veux pas me précipiter et manquer les histoires de vie et tous les décors fabriqués par l'homme ou la nature, qui sont à proximité.


Je vois grand et j'ai envie de prendre mon temps et de patiemment m'ouvrir à ce que le monde a de plus mémorable : sa nature, dont nous, humains, sommes les progénitures.

Alors je pédale et je souhaite que continue cette incroyable aventure.

Avec le présent aux lèvres et les murmures d'un futur qui se dessinent au gré du temps.




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